Lundi 30 novembre 2009
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Le pardon est une sagesse. Le pardon consiste à refuser d'enfermer l'autre dans sa faute, à refuser de le réduire à son acte,
aussi mauvais soit-il. Le pardon c'est comprendre que toute personne est évolutive, peut changer et ne doit pas être emprisonné dans son passé. Pardonner c'est faire un acte d'espérance créateur
et misant sur le changement et un avenir différent, c'est ouvrir les portes à une autre réalité.
Comme toute sagesse véritable, le pardon est réaliste : Inévitablement nous nous faisons du
mal, nous nous blessons les uns les autres, volontairement ou involontairement, consciemment ou inconsciemment. La vengeance ne répare rien car le passé n'est pas modifiable, seul l'avenir est
modifiable.
Comme nous sommes encore des personnes impulsives, conditionnées, agitées, faibles et parfois simplement bêtes, nous nous faisons forcément du mal. Si nous refusons de pardonner, nous
restons enfermés dans le passé et nous gardons nos blessures à vif, nous faisons à notre tour du mal en cultivant le ressentiment et le désir de vengeance. Ajouter du mal au mal, n'apporte aucune
guérison réelle, même si l'on peut se sentir soulager pour un temps...
Le principe de vengeance, sous ses diverses formes, à à l'origine de la plupart des conflits inter-personnels comme collectifs. L'humanité est perpétuellement enclose dans un cercle vicieux de
vengeances sans fin. Parfois elle appelle même "justice" le fait de ce venger.
Et la roue tourne, les humiliés et blessés d'aujourd'hui se vengent et sème le grain de la vengeance future de ceux qu'ils auront humilié et blessé... Pardonner c'est briser le cercle infernal
des vengeances sans fin. C'est pourquoi il s'agit d'un acte de courage, d'espérance et de force, et non un acte de faiblesse comme on le crois trop souvent.
Tout cela est très concret, ce n'est pas de la philo, nous y sommes confrontés quasi
quotidiennement. C'est un véritable combat. Nous ne sommes pas toujours victorieux - moi pas davantage que les autres - mais le fait de s'obstiner dans ce combat est déjà une résistance au mal.
Le pardon est un axe essentiel de l'espérance évangélique.
Le christianisme n'a jamais existé parce que, entre autre, le pardon n'a jamais été élevé
au niveau d'une véritable valeur sociale. On s'est résigné au fait que le pardon soit un acte héroïque exceptionnel de quelques saints religieux ou laïques. Mais non! Ce n'est pas l'enseignement
de Yéshoua!
Yéshoua place le pardon comme pierre d'angle du Royaume et qu'est ce qu'être Chrétien sinon construire le Royaume avec le Christ, notre frère ainé. Notre société n'est jamais devenu chrétienne
car elle n'a pas pris au sérieux l'appel au pardon (qui est un élément fondamental de l'appel global à l'amour).
Notre société a continué à fonctionner dans une logique de vengeance, de répression, de punition... Elle n'a pas fait du pardon un vrai programme de société, elle ne s'est pas donné les moyens de
l'enseigner à grande échelle à la jeunesse. On valorise les actes exceptionnels de pardon, mais en les marginalisant, en laissant entendre que ces actes ne peuvent pas induire une véritable
dynamique collective volontaire et consciente.
Finalement, la chrétienté n'a jamais vraiment cru l'Evangile. Elle a divinisé Jésus mais ne l'a pas suivi.
Bien sur, le pardon ne veut pas dire qu'il ne faut pas se protéger. C'est une autre question que je ne peux développer ce
soir. mais la légitime protection et l'esprit de punition sont deux choses bien distincte. Pardonner ce n'est pas oublier car la mémoire est nécessaire. Mais nous ne devons pas laisser la mémoire
être notre cachot et nous empêcher de parier sur l'avenir.
Je n'ai aucune prétention à me croire sur les cimes, mais la cime reste mon objectif perpétuel et je ne veux pas la perdre des yeux. Je suis convaincu que nous y arriverons un beau jour et je
crois que si Yéshoua nous y appelle, c'est que c'est possible. Ma foi unitarienne me dit que Yéshoua n'est qu'un homme, donc ce qu'il a fait, nous pouvons le faire, même si cela ne s'accomplit en
plénitude que dans les générations qui viennent. Nous devons travailler en nous dans ce sens pour qu'un jour cela devienne une réalité sociale : le Royaume. Il me semble important que nous nous
rappelions les uns les autres ce projet du Messie, afin de ne pas l'oublier. Il ne s'agit pas de juger qui que ce soit.
En toute fraternité,
Thierry
Par Frère Issa Alfarange
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Vendredi 27 novembre 2009
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13:09
C'est parfois horriblement difficile de vouloir être une amie de ce Jésus, de regarder le monde avec amour et de rester
patiente, confiante.
ALors oui, merci de ce clin d'oeil si gentil.
Je remercie je ne sais quoi chaque jour qu'il y ait et ait eu de part le monde des individus qui avaient en eux la force de nous montrer le bon chemin.
Parfois, il m'arrive de me demander pourquoi je me donne tant de mal, pourquoi je ne laisse pas tomber....
Je sais que la réponse me viendra dans la journée, surgie de n'importe où, d'un de mes élèves, d'une journée hors des murs avec eux qui fut formidable, d'une question de mes enfants, d'un mot de
l'homme que j'aime, d'une phrase lue ici ou ailleurs.
Séverine
Par Frère Issa Alfarange
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Vendredi 27 novembre 2009
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12:47
"Jésus ne voulait pas qu'on l'appelle "Père", mais acceptait "Rabbi" ; il ne voulait pas qu'on le
désigne comme "Messie" (il renvoie les gens qui avait été ameutés par les Douze sur les bords du lac de Tiberiade) mais souhaitait qu'on voit en lui plus précisément le "Fils de l'homme" annoncé
par le livre d'Hénoch."
Par Frère Issa Alfarange
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Vendredi 20 novembre 2009
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2009
21:28
Contre sa volonté? Je n'en crois rien. Il me fait penser à Che Guevara qui s'estimait être un mort en sursis: je vois Jésus
comme sachant que ses actes et ses paroles le condamneront à une mort certaine, mais lesayant cependant accomplis par totale dévotion à Dieu, ne tenant pas à devoir souffrir du "signe de
Jonas".
Il trouve dans son martyr la libération de son essence pure de souverain élu de Dieu, et cette exemplarité du "don total de soi", de désintéressement absolu -qu'il a prêché et accompli- devient
la voie de salut rédemptrice pour ceux qui se font ses disciples, "expiant" ainsi leur vie passée de pécheurs, et rattrapant -par le renouveau de leur vie en sagesse- les dégâts causés par les
enfants de la perdition.
Mais Dieu est plus savant, et nul n'aura le fin mot de l'histoire...
Néanmoins, que la paix fasse sa demeure parmi nous toutes et tous.
Par Frère Issa Alfarange
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Vendredi 20 novembre 2009
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2009
20:28
"Notre partage suppose l'attention à autrui, son ouverture à lui, l'osmose acceptée, la conscience d'une Humanité non seulement commune
mais communiquante.
Non ! Dieu ne nous divise pas en des fois multiples et en des religions particulières, mais il nous réunit par une même synergie qui est celle d'une Création animée par un Dessein intelligent, ou
encore celle d'une Humanité soulevée, transcendée, par une même espérance humaniste de fraternité mondiale. Dieu nous invite tous ensemble à faire assemblée, ekklésia, Eglise. Il nous invite à
former un même egregore.
C'est là un appel de la Vie qui est en nous, comme une espérance qui fleurit en nos cœurs, comme une conviction renforcée au fil des jours de par nos
expériences, comme un cri jailli de nos tripes dans la mêlée des évènements vécues. "
Jean-Claude, unitarien
Par Frère Issa Alfarange
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Vendredi 20 novembre 2009
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19:46
"L'esprit de Jésus lui-même et le nôtre ne
représentent aucune différence radicale, et rien ne peut nous empêcher d'atteindre à la bonté et à la sainteté que le Christ développa sur la terre.
Nous pouvons ne plus faire qu'un qu'avec Lui, et nous devons le considérer comme un frère et comme un membre de la grande famille humaine."
Ernest Stroehlin, unitarien
Par Frère Issa Alfarange
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Mercredi 11 novembre 2009
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23:31
" A travers les époques, des gens ont pris l' engagement, et le
> prennent encore aujourd' hui de servir pour rendre leur collectivité,
> leur pays et leur monde meilleurs et plus sûrs. Je suis
> impressionné devant leur courage, leur dévouement, leur
> abnégation et leur compassion. Leurs vies de sacrifices nous
> bénissent tous.
>
> J' apprécie grandement la contribution de celles et ceux qui ont
> servi l' humanité : les personnes célèbres comme les inconnus
> qui ont oeuvré et oeuvrent encore aujourd' hui dans l' anonymat. En
> tant que membre de la famille humaine, je veux moi aussi faire ma part
> pour promouvoir une meilleure vie pour tous.
>
> Chaque jour, des opportunités se présentent pour moi de poser des
> gestes concrets qui vont dans ce sens. Mes prières sont également
> une façon de contribuer à l' amélioration de la condition
> humaine. Aujourd' hui, je prends le temps d' honorer et de bénir ceux
> qui ont fait des sacrifices courageux et ceux qui se consacrent
> actuellement à servir les autres. Je rends grâce à Dieu de ces
> personnes célèbres ou anonymes et de leur apport considérable
> à notre monde. "
>
> Deutéronome 10:12 " Tu aimeras l' Eternel, ton Dieu, de tout ton
> ceur, de toute ton âme (...)"
Par Frère Issa
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Mercredi 11 novembre 2009
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2009
10:13
Longtemps le messianisme a été considéré comme une attente, une façon
de se dresser vers l'avenir, en y aposant l'espoir, celui du Royaume et de l'homme providentiel au statut divin qui l'apporterait.
Cette
perception du messianisme, c'est la perception habituelle des juifs et chrétiens, car c'est ainsi qu'ils le vivent eux-mêmes bien souvent. Mais le messianisme se limite-t-il à l'attente? Je ne
le crois pas, comme beaucoup de ceux qui visent une "révolution spirituelle".
Toujours, j'ai voulu savoir qui était Jésus et quelle était sa foi. J'ai interrogé les Ecritures pour le trouver, pour le
découvrir, lui, l'homme accompli, le lieutenant de Dieu, Son vicaire, Son prophète et messie, le fils de l'homme. J'ai alors compris ce qu'était vraiment être messianiste: c'est tendre
vers le messie et le suivre lorsqu'on l'a trouvé. C'est suivre son exepmle lorsque se manifeste une occasion d'agir selon ses voies, non pour son bon plaisir, mais pour se sauver soi-même.
Il est celui qui ouvre le Livre Scellé, c'est lui qui enseigne comment comprendre les Ecritures. Et pour commencer, il ne
faut pas l'idolâtrer, mais le suivre, en disciple.
Oui, nous avons à être des disciples de sa voie, et non des adorateurs subjugués par son martyr. Nous avons à mettre nos pas
dans les siens, à le suivre sans retenu, à être prêts à tout abandonner pour lui. Il est le chemin, il est la porte et il est au milieu du Royaume. Yerushalaïm est sa cité, il n'y chasse pas
les marchands du temple puisqu'il n'y a plus de marchands, et le temple, c'est lui.
De même, nous devons
nous élever nous-mêmes en temple de Dieu, à son image. Et pour cela, nous avons son exemple d'excellence. Il a vécu comme s'il voyait Dieu, il vivait avec la certitude du regard de Dieu posé
sur lui, son "fils" selon la volonté celeste, non engendré mais créé puis déterminé et envoyé. Sa voie est l'unique voie du Royaume, mais beaucoup ont connu sa voie sans le connaître lui, et
ceux-là sont sauvés en lui.
Il n'a pas demandé de croire en lui l'homme, mais il a annoncé que le Père demandait d'être en lui en tant qu'enseignement.
Dharma pourrait-on dire, c'est-à-dire lui, le corps doctrinal, la Gloire de Dieu. Non plus l'homme mais ce qu'il manifeste.
Ce qu'il est, au sens de l'existentialisme.
Voilà ce qui est indispensable, voilà en quoi il faut passer par lui pour connaître le Royaume,
et pour cela, accomplir sa propre apocalypse personnelle, vivre à l'image des prophètes, et entretenir le même rapport à Dieu, la même authenticité dans un rapport intime, personnel et profond.
C'est là, la voie du messianisme.
C'est cela la rémission.
Vivre en lui,
le rendre vivant en nous,
devenir un avec lui.
Frère Issa
Par Frère Issa
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Mardi 10 novembre 2009
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2009
19:43
Le christianisme se défini par un "dire", une profession de foi; le messianisme se défini par une voie, par le "faire".
Il implique de mettre en pratique la sagesse de la discipline enseignée par le messie Yeshua bar Yusef, Yeshua bin Maryam, le
Fils de l'Homme, enfant selon le Dieu Un (khalifa), et séide du Père envers l'humanité (seyyidina).
Sa voie fut
enseignée par l'Evangile, à travers des stances bien connues (les évangiles canoniques) et d'autres plus cachées (les évangiles apocryphes). Le messianisme est une voie qui consiste à chercher la
réalisation du messie en soi-même, personnnelement, à travers la connexion intime dans les domaines de la foi généreuse, du sacrifice de soi, de l'amour de Dieu par dessus tout, de l'amour du
prochain à l'égal de soi et de l'amour des ennemis malgré l'hostilité.
Le messianisme consiste donc à mettre les écritures en pratique, à transformer sa vie suivant l'exemple illustre de rabbi
Yesua. C'est par les actes justes, équitables et miséricordieux que l'on est messianiste, et il est possible de l'être sans en référer uniquement à l'Evangile. La messianité se retrouve par
exemple sous la forme de guérisseur dans le shamanisme ou les techniques vibrothérapeutiques, d'enseigneur dans la boddisattva du bouddhisme, d'unitarisme dans l'islam, etc.
La jonction se fait
en Yeshua, mais les voies pour s'y retrouver sont innombrables, telles les affluents se déversant dans un même fleuve. Quiconque témoigne du messie et tâche d'agir selon son enseignement est
messianiste, et quiconque adore le messie au lieu de le suivre ne connait pas le messianisme.
S'adresser à lui pour son assistance n'est pas l'adorer, mais demander l'assistance d'un Vivant Eternel parmi les hôtes du
sein de Dieu, à titre d'intercesseur du Dieu Unique, mais sa véritable intercession, c'est le testament qu'il a donné par sa vie et par son martyr.
Frère Issa.
Par Frère Issa
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Lundi 9 novembre 2009
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00:12
Bonjour, et que la paix soit avec vous.
J'ai décidé d'ouvrir un nouveau blog afin de faire état de ma spiritualité personnelle, celle du messianisme de rémission.
J'en serais donc le pasteur, l'enseigneur, l'indicateur de la voie.
Cette fois-ci, je ne me revendique même plus d'une religion, mais d'une
spiritualité accomplie dans la discipline: le messianisme.
Pour commencer, je vous invite à découvrir certaines de mes pensées les plus profondes à travers diverses vidéos réalisées sous mon ancien pseudonyme "Alfarange".
J'ai réalisé les limites que j'ai atteint dans la vie de croyant parmi les musulmans, et le retour à la Communion -expérimentée avec la Puissance de Dieu,
descendue sur moi en ce dimanche 8 Novembre par la vision d'un ange protecteur et aimant, venu d'une nuée céleste, tissée de lumière- m'amène à retrouver ma place parmi les Gens du Livre, les
gardiens de l'Evangile du Messie Jésus, le Fils de l'Homme.
Pour autant, je demeure unitarien et crois au Coran comme Livre inspiré, issu d'une révélation de Dieu au Messager Muhammad -paix et salut sur lui-.
Aussi je vous adresse à tous la Paix du Christ,
Que la paix soit sur vous, avec vous et en vous.
Frère Issa Alfarange
Par Frère Issa
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